13 juillet 2016 ~ 1 Commentaire

départ en vacances

J’étais allé chercher des médicaments, c’est vrai, pour mon œil, scalpé lors d’une tonte de ma pelouse. Pas de chance, panne d’électricité à la pharmacie et des blouses blanches transformées en vigiles m’empêchaient de rentrer. Revenez plus tard lorsque la lumière sera revenue! Tu parles, je ne venais pas tant pour la lumière que pour la voir, avec, enfin, une bonne excuse.

Texto en partant « ben, je fais comment pour mes médocs? »

Le temps de faire quelques pas et je la vois sortir du noir. Mon Dieu comme je l’ai trouvé belle! Le teint un peu rosé, de quoi mon Dieu?, elle n’avait couru que quelques mètres, les cheveux un peu au vent. Elle m’appelle. Je m’imagine que cette roseur est un signe de son émoi de m’avoir peut-être raté, éloigné par les cerbères. Je m’imagine qu’elle m’attendait. Je m’imagine tant de choses à son propos.

Quelques mots, nous partons dans le noir de son officine où elle trouve les onguents prescrits. Pas tous, un manque, l’heureux. En effet, je dois revenir le lendemain pour le chercher: « viens vers 9h30″. En moi-même je me dis, demain elle sera en jupe ou en robe. Aujourd’hui, chemiser suffisamment transparent pour laisser deviner un soutien-gorge bleu qui cache des seins mignons.

Le lendemain, vers 9h30, j’entre. Une blouse blanche m’accueille. « Mais hier j’ai vu madame… » balbutie-je. J’entends sa voix « j’arrive ». Elle est en blouse, comme à l’accoutumée, mais porte en dessous une robe, ne l’avais pas dit? Une fermeture éclair devant, jusqu’à la poitrine. Petite défense qui ne demande sans doute qu’à être descendue. Je m’imagine qu’elle a mis cette robe pour moi. Je m’imagine tant de choses à son propos. Quelques mots encore, anodins. J’ai envie de lui dire que j’ai beaucoup de plaisir à venir la voir. Le sent-elle? Je m’imagine que oui, qu’elle sent cet attrait que j’ai pour elle. Elle sort de derrière son comptoir, sa robe au-dessus des genoux, je vois ses jambes. Elle le sait.

Aujourd’hui à nouveau, un contact, par téléphone. Le médicament n’est pas arrivé. Ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel c’est de passer quelques instants avec elle. Je lui dit, j’ai le courage de lui dire: « c’était sympa cette année de se voir comme ça ». Comment ne pourrait-elle pas voir que j’ai envie de plus d’elle. S’en amuse-t-elle? Peut-être finalement? Peut-être suis-je son jouet?

Et alors.

Une réponse à “départ en vacances”

  1. Très bon texte, ai-je le droit de porter ce jugement? Histoire vraie ou inventée en tout cas lue jusqu’au bout. Accepteriez-vous de me donner votre avis sur mes textes?
    ericboxftog.unblog.fr


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